Échelle de Norwood : à quel stade en êtes-vous ?
L’échelle de Norwood–Hamilton décrit l’alopécie androgénétique masculine en sept stades : aux stades 1–2 une greffe n’est généralement pas nécessaire ; au stade 3 on parle typiquement de 1 500–2 500 greffons, au stade 4 de 2 500–3 500, au stade 5 de 3 000–4 500 ; aux stades 6–7, la capacité donneuse ne suffit le plus souvent pas à couvrir toute la surface.
Que mesure l’échelle de Norwood ?
L’échelle de Norwood décrit en sept stades le recul de la ligne frontale et le dégarnissement du vertex. Ce n’est pas un outil de diagnostic, c’est un langage commun.
Son rôle est de clarifier la conversation. « Ça s’est un peu dégarni là » se comprend différemment d’une personne à l’autre ; « stade 3 vertex » décrit le même tableau pour deux praticiens.
L’échelle ne donne pas de nombre de greffons. Ce nombre s’obtient en mesurant la densité donneuse et la surface dégarnie en centimètres carrés.
Sur quoi les sept stades se distinguent-ils ?
Les stades progressent sur deux axes : le recul de la ligne frontale et le dégarnissement du vertex. Les fourchettes de greffons ci-dessous sont les valeurs habituellement citées, elles ne constituent pas un engagement.
- Stade 1 — la ligne frontale de l’enfance est conservée, aucune perte mesurable. La greffe n’est pas à l’ordre du jour.
- Stade 2 — recul de 1 à 2 cm aux tempes. C’est la ligne frontale mature ; aucune greffe n’est généralement planifiée.
- Stade 3 — golfes temporaux nettement creusés, le front prend une forme en « M ». C’est là que la première décision de greffe se discute le plus souvent ; typiquement 1 500–2 500 greffons.
- Stade 3 vertex — au creusement temporal s’ajoute un dégarnissement du sommet. Typiquement 2 000–3 000 greffons.
- Stade 4 — zone antérieure et vertex nettement dégarnis, encore séparés par une bande de cheveux. Typiquement 2 500–3 500 greffons.
- Stade 5 — la bande intermédiaire s’est raréfiée, les deux zones se rejoignent. Typiquement 3 000–4 500 greffons ; un ordre de priorité se discute.
- Stades 6–7 — avant et vertex réunis, il ne reste que la couronne latérale et postérieure. L’objectif n’est pas la couverture complète mais une densification sélective.
Comment lire mon propre stade ?
Trois images suffisent : la ligne frontale de face, le vertex vu du dessus et le golfe temporal de profil. On regarde cheveux secs et coiffés naturellement.
Répondez à deux questions dans l’ordre : les golfes temporaux ont-ils reculé, et le cuir chevelu est-il visible au vertex ? Si seuls les golfes ont reculé, on parle de stade 2–3 ; si seul le vertex est dégarni, de stade 3 vertex ; si les deux sont présents, de stade 4 ou au-delà.
Regarder cheveux mouillés ou sous une source lumineuse unique venue du dessus fait paraître la raréfaction plus importante qu’elle n’est. L’évaluation se fait donc cheveux secs et sous lumière diffuse.
Pourquoi deux personnes au même stade n’ont-elles pas besoin du même nombre de greffons ?
Sur deux patients au même stade de Norwood, l’un obtient un résultat suffisant avec 2 000 greffons quand l’autre en demande 3 500. Trois mesures créent la différence : la densité donneuse, l’épaisseur du cheveu et le contraste de couleur entre les cheveux et la peau.
Une densité de 60 à 80 unités folliculaires par centimètre carré dans la zone donneuse est habituelle. En dessous de 50, il faut balayer une surface plus large pour la même zone à couvrir, et le budget total se rétrécit.
Un cheveu épais (environ 70 à 90 microns) couvre la même surface avec moins de greffons. Un faible contraste entre une peau claire et des cheveux clairs masque également la raréfaction, ce qui réduit le nombre de greffons nécessaires.
Que fait-on au stade 5 et au-delà ?
À partir du stade 5, chercher à couvrir toute la surface dégarnie épuise le budget donneur et laisse chaque zone clairsemée. La bonne approche consiste alors à hiérarchiser.
La priorité va généralement à la zone antérieure et à la ligne frontale : c’est la zone qui encadre le visage et que l’on voit le plus dans un miroir. Le vertex peut être traité dans une seconde séance, ou laissé tel quel.
La densité visée dans la zone antérieure est de 35 à 45 unités folliculaires par centimètre carré. La densité capillaire naturelle étant de 80 à 100 unités, l’objectif d’une greffe est de créer une impression de densité avec environ la moitié du naturel.
L’échelle de Norwood s’applique-t-elle aux femmes ?
Chez la femme, l’échelle de Norwood n’est généralement pas utilisée. L’alopécie féminine progresse non par recul de la ligne frontale, mais par une raréfaction diffuse le long de la raie.
Pour ce tableau, on utilise la classification de Ludwig, qui comporte trois grades : léger élargissement de la raie, raréfaction marquée, dégarnissement diffus. La planification suit cette classification.
Cette page est une information générale et ne remplace pas un examen médical. La technique, la dose et le calendrier qui vous concernent sont déterminés par un médecin après examen.
Questions fréquentes
Mon stade de Norwood va-t-il progresser ?
Si je suis au stade 3, dois-je me faire greffer tout de suite ?
Peut-on donner un nombre exact de greffons à partir d’une photo ?
La capacité donneuse peut-elle être insuffisante à un stade de Norwood bas ?
Pré-évaluation
Décrivez votre situation, nous répondons avec des chiffres
Envoyez votre photo ou votre radiographie ; le médecin de la spécialité concernée vous répondra par une fourchette de greffons, un nombre de dents ou une fourchette d’unités. Si vous n’êtes pas candidat, nous vous l’écrivons clairement.