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généralement 1 500–3 000 greffon

Greffe de cheveux chez la femme

Chez la femme, la chute épargne le plus souvent la ligne frontale et se manifeste par une raréfaction diffuse le long de la raie ; la greffe ne se planifie qu’après avoir mesuré si la zone donneuse est elle aussi touchée.

Durée de l’intervention
6–9 heures
Anesthésie
Anesthésie locale
Convalescence
10 jours de croûtes
Séances
Une séance, une seconde si nécessaire
Durée du résultat
Définitif ; résultat complet en 12 à 18 mois

Un schéma de chute différent

L’alopécie masculine progresse par recul de la ligne frontale et dégarnissement du vertex. Chez la femme, la ligne frontale est le plus souvent préservée : la chute se manifeste comme une raréfaction diffuse le long de la raie. Ce schéma se décrit avec la classification de Ludwig, non avec celle de Norwood.

Le caractère diffus du schéma signifie que la zone donneuse peut elle aussi être partiellement touchée. Chez une patiente, l’évaluation de la zone donneuse précède donc la décision de greffer.

On cherche d’abord la cause

Derrière une chute de cheveux chez la femme peuvent se trouver une carence martiale, un trouble thyroïdien, un syndrome des ovaires polykystiques, un bouleversement hormonal du post-partum, une perte de poids rapide ou un traitement médicamenteux.

Si l’une de ces causes est présente, elle se traite d’abord. Une greffe réalisée sans traiter la cause reste insuffisante, car la raréfaction se poursuit. L’évaluation commence donc par un bilan sanguin.

La zone donneuse est-elle suffisante

La densité folliculaire de la nuque et la finesse des cheveux se mesurent au microscope. Si la zone donneuse présente une raréfaction nette, le greffon qui en provient continuera de s’affiner là où il est transplanté.

C’est l’étape qui modifie le plus souvent la décision chez les patientes. Si la mesure n’est pas favorable, la greffe n’est pas proposée : le plan se construit alors autour du traitement médical de la chute et des soins capillaires.

Le plan de greffe

Chez les patientes, la technique sans rasage ou à rasage partiel est le plus souvent privilégiée ; la fenêtre donneuse est dissimulée par les cheveux du dessus.

  • Réduction d’un front trop dégagé et avancement de la ligne frontale
  • Densification de la raie par implantation entre les cheveux existants
  • Reconstitution des triangles temporaux effacés avec le temps
  • Comblement des zones de perte définitive liées à une alopécie de traction

Le calendrier de convalescence

Le premier lavage se fait à la clinique le lendemain de l’intervention. Les croûtes tombent en une dizaine de jours ; les cheveux longs masquant en partie la zone greffée, le retour à la vie sociale est rapide.

Une chute de choc survient entre le deuxième et le quatrième mois. Comme l’implantation se fait entre les cheveux existants, une impression passagère de raréfaction est possible à ce moment-là. La repousse définitive démarre au quatrième mois et le résultat se complète entre le 12e et le 18e mois.

Contre-indications et attentes à corriger

Chez une part importante des patientes, la chute est sans schéma défini et englobe la zone donneuse. Dans ce tableau, la greffe n’est pas réalisée : le greffon prélevé continuera de s’affiner là où il est transplanté. La décision se prend sur mesure de la zone donneuse, pas à l’œil.

La greffe ajoute des follicules dans la zone dégarnie ; elle n’arrête pas la chute des cheveux existants. Dans une raréfaction diffuse, ce que l’on attend d’une greffe n’est pas une couverture complète, mais un gain de densité mesuré autour de la raie et du front.

  • Chute diffuse sans schéma défini touchant aussi la zone donneuse — la greffe n’est pas réalisée
  • Alopécie cicatricielle active (alopécie frontale fibrosante, lichen plan pilaire) — aucune greffe n’est planifiée avant au moins deux ans de quiescence
  • Effluvium télogène dont la cause n’est pas corrigée — pas de greffe avant d’avoir rétabli le bilan martial, thyroïdien ou hormonal
  • Pelade active et trichotillomanie — pas d’intervention sans évaluation dermatologique
  • Grossesse et allaitement — tout acte non urgent est différé

Cette page est une information générale et ne remplace pas un examen médical. La technique, la dose et le calendrier qui vous concernent sont déterminés par un médecin après examen.

Questions fréquentes

Faut-il couper mes cheveux ?
Dans la plupart des cas, non. On raccourcit dans la zone donneuse une fenêtre étroite que les cheveux du dessus recouvrent et qui ne se voit pas de l’extérieur. Les cheveux existants de la zone receveuse ne sont pas coupés : les greffons sont implantés entre eux.
La greffe arrête-t-elle la raréfaction ?
Non. La greffe ajoute des follicules dans la zone dégarnie ; elle n’arrête pas la chute des cheveux existants. Pour freiner la progression, le traitement médical de la chute se planifie séparément et les deux sont menés de front.
Combien de greffons chez la femme ?
La planification se situe généralement entre 1 500 et 3 000 greffons. Pour réduire un front trop dégagé, on évoque 1 500–2 500 ; en y ajoutant la densification de la raie, 2 500–3 000. Le chiffre exact se détermine par mesure de la densité donneuse.
Toutes les femmes peuvent-elles avoir une greffe ?
Non. Si la chute suit une évolution diffuse et sans schéma défini qui englobe la zone donneuse, la greffe n’est pas indiquée, car le greffon prélevé s’affinera aussi après transplantation. Cette distinction se fait lors de l’examen, en mesurant la densité donneuse.

Pré-évaluation

Décrivez votre situation, nous répondons avec des chiffres

Envoyez votre photo ou votre radiographie ; le médecin de la spécialité concernée vous répondra par une fourchette de greffons, un nombre de dents ou une fourchette d’unités. Si vous n’êtes pas candidat, nous vous l’écrivons clairement.