Botox des pattes d’oie
Le botox des pattes d’oie consiste à injecter 6 à 12 unités de toxine botulinique par côté dans les fibres externes de l’orbiculaire de l’œil, afin d’adoucir les rides en éventail qui se forment au sourire.
- Durée de l’intervention
- 10 minutes
- Anesthésie
- Généralement inutile ; crème anesthésiante de surface sur demande
- Convalescence
- Reprise des activités le jour même
- Séances
- Une séance · contrôle à la 2e semaine
- Durée du résultat
- 3–5 mois
Le muscle cible : l’orbiculaire de l’œil
L’orbiculaire de l’œil est un muscle fin qui entoure l’œil comme un anneau. Il se contracte quand on sourit, quand on plisse les yeux, quand on regarde vers le soleil ; à chaque contraction, des rides s’ouvrent en éventail depuis le coin externe de l’œil vers la tempe.
C’est le muscle d’expression le plus fin du visage et il se situe très près de la peau. L’injection se fait donc en superficie, dans le tissu sous-cutané et non en profondeur, avec des doses faibles.
Le repérage se fait en vous demandant de sourire. La direction des rides varie d’une personne à l’autre : chez certains l’éventail s’ouvre vers le haut, chez d’autres vers le bas, et la distribution des points suit cette configuration.
Comment la dose se calcule
La fourchette habituelle pour les pattes d’oie est de 6 à 12 unités par côté ; le total des deux côtés correspond le plus souvent à 12–24 unités.
La dose peut ne pas être rigoureusement identique des deux côtés. Un visage humain n’est pas symétrique, et si le muscle se contracte plus fort d’un côté, une ou deux unités supplémentaires y sont injectées pour rétablir l’équilibre.
- Nombre de rides qui s’ouvrent au sourire et largeur de l’éventail
- Force du muscle — chez un patient capable de fermer fortement les paupières, la dose se rapproche du haut de la fourchette
- Présence de rides basses s’étendant vers la région malaire
- Asymétrie entre les côtés — les doses se règlent individuellement
Le jour de la séance
L’injection se fait en 2 à 4 points par côté, en restant à au moins un centimètre en dehors du rebord osseux de l’orbite. La durée totale est d’environ 10 minutes.
Les vaisseaux de la région sont fins et superficiels ; l’effet attendu le plus fréquent est une petite ecchymose, qui disparaît en quelques jours. Sous anticoagulant, cette probabilité augmente.
Il ne faut ni s’allonger ni masser la zone pendant les quatre premières heures. Le maquillage des yeux n’est pas appliqué le jour même.
La chronologie de l’effet
L’effet débute entre le 3e et le 7e jour et s’installe complètement entre le 10e et le 14e. Autour de l’œil, la durée est un peu plus courte qu’ailleurs sur le visage : 3 à 5 mois en moyenne.
Cette brièveté s’explique par la finesse du muscle et par son activité continue tout au long de la journée. Le clignement, le sourire et la réaction à la lumière ne lui laissent aucun repos.
S’il subsiste une différence entre les côtés au contrôle de la deuxième semaine, une retouche de faible dosage est ajoutée.
Ce qui détermine le résultat
Ce qui décide est la distance de l’injection à la région malaire. Une injection descendant trop bas et trop vers l’intérieur peut atteindre les muscles élévateurs de la lèvre supérieure et créer une asymétrie du sourire. En respectant la distance de sécurité, cela n’est pas attendu.
Le botox des pattes d’oie agit sur la ride qui s’ouvre au mouvement. Les poches sous les yeux, le relâchement cutané et la ptose de la paupière inférieure ne sont pas d’origine musculaire ; la toxine botulinique ne les corrige pas.
Si une dose élevée est injectée dans les fines rides situées juste sous l’œil, le soutien du muscle palpébral inférieur diminue et le dessous de l’œil peut paraître plus gonflé. Dans cette zone, peu d’unités donnent un meilleur résultat que beaucoup.
Contre-indications et attentes à corriger
La toxine botulinique est un médicament et possède ses propres contre-indications. Une chirurgie antérieure du pourtour de l’œil, une sécheresse oculaire ou un relâchement de la paupière inférieure sont évalués à l’examen.
Ce qu’il ne faut pas attendre de cette région est clair : la toxine botulinique ne corrige ni les poches sous les yeux, ni le relâchement cutané, ni la ptose palpébrale. Elle adoucit uniquement la ride qui s’ouvre au mouvement.
- Grossesse et allaitement — pas d’injection
- Maladies neuromusculaires (myasthénie, syndrome de Lambert-Eaton, SLA) — pas d’injection
- Traitement par antibiotiques de la famille des aminosides — peut potentialiser l’effet de la toxine ; pas d’injection avant la fin du traitement
- Infection active ou dermatose inflammatoire du pourtour de l’œil — pas d’injection avant guérison
- Hypersensibilité connue à la toxine botulinique — pas d’injection
- Trouble de la coagulation ou traitement anticoagulant — le risque d’ecchymose augmente nettement dans cette zone
- Les rides statiques du pourtour de l’œil, visibles au repos, ne s’effacent pas par la seule toxine botulinique
Cette page est une information générale et ne remplace pas un examen médical. La technique, la dose et le calendrier qui vous concernent sont déterminés par un médecin après examen.
Questions fréquentes
Combien d’unités pour les pattes d’oie ?
Cela corrige-t-il mes poches sous les yeux ?
Mon sourire va-t-il changer ?
Pourquoi l’effet dure-t-il moins longtemps ici ?
Pré-évaluation
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